Le 7 février 1804, à Pontarion (département de la Creuse)  Michel Mallet, prêtre du diocèse de Limoges, écrit au cardinal Caprara, légat du pape Pie VII auprès du premier consul Napoléon Bonaparte. La lettre arrive à Paris le 26 pluviôse an 12, elle est lue le 18 februarii anno 1804.

  Que demande Michel Mallet ? De pouvoir exercer la profession de médecin tout en remplissant une charge curiale, curé de paroisse ou de succursale. Le cardinal accepte, bien que ce double emploi soit théoriquement interdit depuis le moyen-âge. Seules réserves : le prêtre doit respecter la décence et soigner gratuitement les pauvres. Respecter la décence, c'est éviter d'ausculter les femmes, et de verser le sang, même si l'opération est salutaire au patient.

  En arrière-plan, la liquidation de la crise révolutionnaire. Michel Mallet a choisi le mauvais camp, il a prêté serment, et se trouve donc plutôt mal vu de son nouvel évêque, issu du clergé réfractaire.

 Collection privée d'un habitant de Melle.

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